Samedi 28 Janvier :
Lever à l'aube pour pouvoir partir vers le parc national de Twin Lakes, une trentaine de kilomètres plus au nord. Je pars donc vers 7h et fais un premier arrêt dans une boulangerie pour acheter quatre sortes de gâteaux différents.

Je suis la route côtière jusqu'à un peu avant San José et prends sur ma gauche la route de montagne qui grimpe jusqu'à ces fameux deux lacs. Il y a quelques petits hameaux le long de la route avec une vie rurale de tous les jours, des coqs, des cochons et des gamins qui jouent au basket, sport national Philippin.

J'arrive enfin là haut après une paire de raidillons ardus que le scooter a eu toutes les peines du monde à franchir. Je suis tout seul, pas l'ombre d'un touriste, seulement le personnel du parc. Je vais voir le premier lac puis prend la piste d'un kilomètre dans la forêt qui longe le bord du lac et accéder au second.

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Le sentier est surtout fait de grosses pierres qui sont mousseuses et humides car le brouillard sévit souvent ici. Il n'est d'ailleurs pas loin, accroché au pics rocheux surplombant le lac. Mis à part les moustiques nombreux et quelques jolis papillons, je rencontre aussi une variété d'orchidée endémique, rose clair, qui bénéficie des conditions climatiques idéales que j'ai évoqué précédemment.

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Il y a une tour de guet pour avoir un point de vue sur les deux lacs. J'y monte et regarde le paysage à 360°, toujours pas l'ombre d'un touriste. Je retourne ensuite à l'entre où j'ai laissé mon scooter puis vais me poser un instant dans le joli restaurant tout en vous sur pilotis pour prendre mon petit déjeuner. Je prends un thé et déguste les viennoiseries content de me rassasier après cette marche éprouvante sur ces cailloux glissants.

Je reprends ensuite la route et remarque une petite tendance à glisser de l'avant, y a moyen que j'ai crevé. En effet, je fais le dernier kilomètre à plat et trouve un réparateur non loin de l'embranchement pour la route principale.

J'assiste impressionné à la réparation de roue sans la démonter et l'application de la rustine par processus de vulcanisation, à l'ancienne. Un piston rempli d'huile enflammée, comprimé par une presse, reste en place le temps que la rustine ne fasse qu'un avec la chambre à air. Je peux repartir à peine 20 min après et pour seulement 30 pesos, soixante centimes d'euro.

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Je passe donc par Dumaguete à nouveau puis trouve la route de Valencia - encore un nom de ville espagnole après Sevilla sur Bohol - près de laquelle on peut visiter les chutes de Casaroro. À nouveau on emprunte une route assez raide jusqu'à l'entrée.

De là une escalier descend dans la gorge. Après 335 marches - c'est le monsieur du Lonely planet qui les à compté - on doit continuer en escaladant un peu car la passerelle en béton d'antan a été depuis emportée par les flots. Je finis pieds nus après avoir enlevé les chaussures pour traverser à guet une paire de fois et rejoins finalement la chute qui valait la peine de l'effort fourni.

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Elle tombe de près de 30 mètres et a un bon débit. Je reste un petit moment à contempler cette force de la nature. Il pleut un peu mais la couverture des arbres nous protège bien. Après un dernier effort pour remonter jusqu'à l'entrée, je retrouve mon scooter un peu mouillé. Je rentre vers Dumaguete et dois m'arrêter pour m'abriter un moment devant l'entrée d'un immeuble. Ce n'est plus de la petite plus mais une belle drache qui tombe.

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J'arrive à l'hôtel bien trempé, mets mon action cam à charger, me change et descends dans le marché pour aller me restaurer à ma petite cantine de référence, le LV Food Haus. J'y retrouve ma petite vendeuse qui s'occupe de moi et me fais toujours des yeux doux. Cette fois je prends du poulet et des nouilles sautées au foie de poulet.

Je retourne à l'hôtel et traîne un peu le temps que le temps veuille bien se calmer. Mais il pleut toujours et encore. Je regarde un peu la TV et consulte le Lonely planet puis me décide à reprendre la route lorsque la pluie n'était plus qu'un crachin. Il est plus de 17h et la luminosité baisse vite. J'arrive presque de nuit à Dauin au Dive Café chez John l'ami de l'Autrichien de Dumaguete Divers.

Je rencontre sa compagne qui me dit qu'ils peuvent me louer le matériel de snorkeling et que je peux partir directement de la plage de Dauin un peu plus bas. Je m'y rends et vais tremper les pieds. Je veux faire un essai avec ma caméra mais il fait presque nuit et ça ne donne rien. Je retourne au bar et bois une bière. John est au téléphone avec Andy et confirme avec lui un groupe de douze personnes pour une sortie snorkeling.

Avant de partir je lui demande quelques informations à propos de cette journée d'excursion et il me donne le prix 1650 pesos (à peu près 30€) avec le transport aller retour de Dumaguete à Dauin, le bateau, la location de l'équipement et le repas de midi. Je lui dis que ça m'intéresse mais que je n'ai plus de devises pour faire un acompte. Il me dit de voir ça avec Andy à Dumaguete.

Je reviens ensuite à Dumaguete pour rendre mon scooter une petite demi heure avant l'heure. Je vais donc retirer car à cette heure je ne trouve plus de bureaux de change. Je me rends ensuite chez Andy pour lui confirmer ma présence sur l'excursion de demain et lui payer l'acompte.

En revenant vers l'hôtel je m'arrête prendre quelques brochettes à un stand de rue et du poulet frit dans un autre. Je m'installe dans une petite gargote où la dame m'interpelle car elle se rappelle de moi cet après-midi lorsque j'ai fait le stock de Bod-Bod, ces bâtons de riz gluant au chocolat enroulés dans une feuille de banane.

Je lui prends une petite assiette de pâtes à la tomate et aux saucisses et elle me donne une assiette pour le reste de mes victuailles. Elle reste un peu avec moi pour discuter et je lui réponds avec plaisir.

Après ce bon repas je retourne à l'hôtel. Je regarde encore un peu la TV et vais me coucher tôt pour aller faire cette excursion de snorkeling, ramassage à 6h45 demain matin devant l'hôtel.