Jeudi 2 Février :

Je me lève une première fois un peu avant 7h mais essaie de me recoucher pour arriver jusqu'à 8h. La douleur est un peu plus faible ce matin mais je ne peux toujours pas porter mes sacs à dos sans que ça me fasse mal. Je récupère ma lessive qui est bien sèche.

Je me prépare un thé au gingembre en instantané, mais local, fait sur l'île, très parfumé et vivifiant. Je regarde la mer calme et le temps plutôt dégagé de ce matin. Je paye mon dû et vais me débarbouiller et faire mon sac. Quand je sors vers 9h, John est prêt pour décoller en tricycle.

La route jusqu'à Cajidiocan est à moitié finie et je dois me contorsionner pour ne pas faire toucher mon dos sur le siège et réveiller mes brûlures. On arrive là bas en 45 minutes. Je salue John, pose mes sacs, achète mon billet et vais faire un tour en ville pour trouver de l'eau. J'achète aussi quelques bananes, deux morceaux de gâteau de riz à la coco, pour ce matin et une brochette de patate douce pour accompagner mon déjeuner.

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On monte dans le ferry vers 10h30 pour un départ vers 11h. Le premier niveau du ferry, au dessus des voitures, est composé de banquettes superposées car le même bateau poursuit sa route jusqu'à Batangas et qui est en partie de nuit, départ 18h, arrivée vers 4h du matin. Je me pose sur l'une d'elles inoccupée et passe la première heure à rédiger mon blog hors-ligne pour être à jour et poster dès que j'ai internet à nouveau.

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Je fais ensuite un joli petit somme d'une heure. Le bateau progresse très lentement et nous sommes passés à la face Nord de l'île de Sibuyan. Vu qu'il est presque 13h je fais mon déjeuner en sortant ma boite en plastique de glace dans laquelle la mamie m'a mis mon poisson volant cru mariné et une bonne portion de riz qui devrait me caler jusqu'à la fin de la journée. Je mange aussi la moitié de ma brochette de patate douce et une banane.

Je vais me chercher un café un peu plus tard et attend patiemment l'arrivée à Romblon. Le village est particulièrement joli vu de la mer et plusieurs îles isolées et peu habitées sont à quelques minutes de bangka. On arrive après quatre heures de traversée et le débarquement est assez rapide.

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La ville n'est pas très étendue mais pourtant je n'arrive pas à trouver un des hôtels. Il fait très chaud, le coup de soleil m'empèche de porter mon sac sur le dos et je trouve finalement un hôtel, tenu par un philippin mais appartenant à un français. Il me fait un tarif à 700 pesos la double climatisée. C'est très propre et j'arrive à avoir une chambre sur l'arrière, plus calme.

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Je me pose et pars ensuite à pied pour aller voir la Bon Bon Beach, avec son nom sympa. Elle est à un peu plus de 2,5 km de marche d'ici. Pour la rejoindre je passe par des quartiers populaires et ruraux où les gens m'interpellent pour les prendre en photo, tous très contents et souriants.

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Après une bonne demi-heure de marche et une petite piste en forêt, j'arrive enfin à la plage où quelques gamins se promènent.

Je suis très vite seul et fais trempette une dizaine de minutes ce qui atténue la douleur de mon coup de soleil qui est passé à l'étape des cloques sur la périphérie de celui-ci. Je rejoins la route en faisant une bonne marche sur la plage. Le vent s'est levé et on sent  quelques gouttes qui sont promenées dans son sillage.

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Je chope ensuite un tricycle pour rentrer en ville à l'hôtel. Arrivé là-bas je file à la douche, froide bien sûr, et nettoie le sel tout en refroidissant mon dos. Je me change donc et retourne en ville dans l'espoir de trouver un point internet. Avant d'en trouver un je fais un petit détour par un marchand d'objets en marbre de Romblon et fais quelques emplettes.

Je trouve mon petit magasin internet et attends qu'un poste se libère. J'emprunte un lecteur de carte pour pouvoir faire un copier-coller de mon document texte du blog hors-ligne. L'internet fait penser à celui qu'on avait à la fin des années 90's, en 56 kb/s, pas guère plus rapide. Heureusement le volume de données est faible car c'est du texte du coup j'arrive à publier trois jours d'un coup et joindre mon collègue canadien Phil.

Je me rends compte que j'ai mal recopié son numéro de téléphone et qu'il n'a donc pas pu recevoir mon message d'hier. Lorsque le magasin ferme, vers 20h30, je lui donne un coup de fil et on met un peu les choses au point pour samedi.

Sur le retour j'essaie de trouver un restaurant encore ouvert mais c'est compliqué. Je m'arrête à une cantine où je prends une bière et du riz puis traverse la rue et prends deux brochettes de porc et une de tripes. Les brochettes sont délicieuses, leur marinade tout juste épicée et sucrée.

Je rentre vers 21h30 à l'hôtel et finis de rédiger hors ligne cette journée d'aujourd'hui. Je vais essayer de me coucher plus tôt ce soir, vers 22h.